Ce mois-ci, les étudiants C2 s'initient à la création d'un conte moderne qui prend la forme d'un voyage initiatique entre leur pays natal et le pays francophone de leur choix.

 Excellente lecture!!

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Les tribulations d'un prince marocain
 Il était une fois un jeune prince marocain, âgé de vingt ans aux cheveux noirs comme la nuit et aux yeux marron reflétant la splendeur des étoiles. Même s'il était plutôt d'une petite stature, il avait les traits très fins et bien formés. Sa robe toute blanche flattait la couleur brune de sa peau et son visage laissait apparaître la générosité qu'il portait dans son cœur. Il s'appelait Amir et il était malheureux ce qui semble d'abord sûrement incompréhensible, mais il était très malheureux et je vous expliquerai les raisons de son malheur.
Un jour, son père vint dans sa pièce et lui dit sans ciller, avec une froideur et d'une voix anxiogène qu'il avait prévu le mariage avec sa cousine pour la semaine suivante. Amir restait immobile, aucune parole ne sortait de sa bouche et il avait le sentiment que son cœur arrêtait de battre. Comme il détestait la dureté de son père et le comportement dédaigneux envers son peuple !
Pendant toute la nuit, les larmes d'Amir ne cessaient de couler sur ses joues et enfin il prit la décision de changer sa vie. Lui qui était intéressé à la littérature et en avait assez de la vie courtoise et de l'ennui quotidien, fit des projets de s'enfuir, de quitter Marrakech. Il rêvait de découvrir le monde, une autre vie hors de la cour et de trouver le vrai bonheur.
Cependant, même si son plan signifiait un nouveau départ pour lui, une libération de son père et peut-être l'amènerait-il même au bonheur désiré, la pensée de quitter son pays sans savoir s'il rentrait un jour, le rendit en même temps un peu mélancolique. Il se sentait tellement lié à ce pays et il y avait trop de choses qui lui manqueraient. Tous ceux qui ont déjà visité le Maroc le comprendront sûrement.
Tout ce charme et toute cette magie du paysage marocain est magnifique. Le Maroc, c'est là où nos rêves sont comblés: les rocheuses parties littorales se mélangeant avec les zones sahariennes et le Haut Atlas. Oh ! D'innombrables nuances de jaune, de marron et d'orange s'unissent créant un jeu de couleurs incroyable et rayonnant une chaleur agréable. Quel spectacle! À ces couleurs s'ajoutent des odeurs diverses qu'on respire flânant aux marchés où toute sorte d'épices est amassée ou entrant dans un des salons de thé. Une vraie fête des sens!


Le soir, quand la grande chaleur de la journée est passée, tout le monde sort pour se rencontrer au café. De surcroît, l'atmosphère pendant le mois du Ramadan renchérit sur cette image paisible. Tous les soirs, on se réunit dans la joie et la bonne humeur invitant aussi les autres à manger et les enfants jouent dans les rues. Pouvez-vous imaginer l'harmonie et la joie reflétées par les gens? Y pensant, il avait le cœur gros, mais il avait pris sa décision: il voulait découvrir la France.
Pour réaliser son plan, il devait partir avant l'aube afin de réduire le risque que sa fuite soit remarquée. Néanmoins, il y avait une difficulté, à savoir passer les gardiens du palais et d'aller dans l'étable pour aller chercher son chameau. Avant de partir, il ne prit que des victuailles pour les premiers jours de son voyage, un petit sac de pièces d'or et une dague qu'il avait reçue en cadeau de son meilleur ami. Quand il arriva à la porte du palais, il remarqua que les deux gardiens se furent endormis. C'était sa chance! Ainsi, il passa vite les gardiens et pris son chameau alors que son cœur battait la chamade. Finalement, il avait réussit. Sur le dos du chameau, il s'éloigna du palais éprouvant un premier sentiment de soulagement et de liberté.
Pendant toute la nuit, il chevauchait en direction du port de Casablanca d'où il voulait aller en bateau vers la France. Après un certain temps, il s'endormit ne se doutant pas du fait qu'il fusse poursuivit par des domestiques de son père qui avaient la commande de le tuer pour sa trahison. Lorsque Amir se réveilla, le soleil se fut déjà levé et un mauvais sentiment l'envahit.
Se tournant il vit au loin trois cavaliers qu'il put à l'aide des robes jaunes facilement identifier comme des domestiques de son père. Se rendant compte de cette menace, il eut peur et il commença à trembler. Il devait vite parvenir au port de Casablanca. Même si son chameau courait aussi vite que possible, les cavaliers s'approchaient de manière menaçante. Finalement, il aperçut le port de Casablanca, mais lui et les domestiques séparaient à peine quelques cent mètres.
Donc, il sauta de son chameau et courut les derniers mètres au port criant au secours. Ainsi, Amir attira l'attention d'un jeune propriétaire d'un bateau qui était en train de partir. Il lui expliqua qu'il était menacé par des hommes. Dieu merci cet homme était généreux et lui offrit sans réfléchir de monter sur son bateau. Puis, ils partirent tout de suite et ces domestiques qui étaient en train d'arriver ne pouvaient plus sauter sur le bateau. Toutefois, ils le regardèrent droit dans les yeux et crièrent qu'ils le tueraient.
Bien sûr Amir savait que le danger n'était pas pour autant fini, mais à ce moment-là, il s'assit et respira à pleins poumons. Étant préoccupé de l'état d'âme de l'étranger, le propriétaire du bateau, qui s'appelait Nasir, lui offrit un thé et Amir lui raconta tout son destin. Après son récit, Amir lui demanda de garder son secret. Nasir le lui promit et dit qu'il l'amènerait en France. Durant les deux jours suivants, les deux jeunes hommes s'entendaient toujours mieux et ils devirent amis. Amir avait presque oublié son origine royale, mais ce qu'il ne pouvait pas oublier que c'étaient les domestiques qui avaient la commande de le tuer.
Dans la soirée du troisième jour en bateau, ils arrivèrent en France, mais pour qu'Amir parvînt à sa destination finale, soit Bordeaux, il lui fallait encore une heure en train. Amir remercia Nasir de sa générosité et de son aide et le salua. C'était incroyable! Il était vraiment en France. Évidemment, à première vue elle lui parut complètement différente de son pays, mais Amir était tellement curieux de découvrir ce pays, une autre culture, de nouveaux gens etc., il était ravi de son étrangeté.
Brusquement ses premières impressions de la France furent interrompues lorsqu'il aperçut les trois domestiques de son père. Tout de suite, Amir commença à courir en fendant la foule, mais il fut suivi par les trois hommes. Après trente minutes de chasse épuisante, Amir ne pouvait presque plus, il avait des jambes de plomb et il était à bout de souffle. Il était désespéré et en même temps, il était en pleine conscience de sa situation. Soit il se défendait à l'aide de Dieu soit il mourrait. Finalement, il arriva dans une impasse sans recours et les trois domestiques armés d'une épée étaient juste en face de lui. Amir avait peur et son cœur battit à toute allure. S'il mourait tout son voyage aurait été en vain et en plus il ne pourrait plus trouver son bonheur.
Bien qu'il ne crût pas avoir de grandes chances de survie, il retira sa dague en direction des trois hommes. Cependant, juste au moment où ils voulaient l'attaquer, la dague d'Amir commença à briller si clairement comme le soleil du Maroc et échappa a sa main. Puis, il vola dessinant des cercles dans l'air. Les trois hommes n'en croyaient pas leurs yeux et ils crièrent de peur. Ensuite, la dague se dirigea vers eux et dès ce moment-là, c'étaient eux qui étaient dans le rôle du chassé. Amir restait bouche blée. C'était magnifique! Sa dague avait un pouvoir magique! Enfin, il y avait un fort éclat et la dague transforma les trois hommes. Amir éclata de rire. Face à lui n'étaient plus les domestiques de son père, mais un vieil homme, un chameau et une roche énorme. Quelle image!
Finalement, Amir était libre et il pouvait oublier toute son ancienne vie. Rien et personne ne pouvait l'empêcher. Il savait exactement ce qu'il voulait faire: prendre le train à Bordeaux, faire les études de littérature francophone et trouver le bonheur. Bien qu'il ait rejeté son identité royale, il conservait dans son cœur l'amour pour son pays, le Maroc, où il voulait rentrer un jour.
Parfois, le chemin pour réaliser nos rêves nous semble tellement dure qu'on veuille tout abandonner et qu'on reste sans espoir. Toutefois, si l'on se donne du mal, on peut tout réussir. Demain est un autre jour!

Super! Bravo!

Toutes mes félicitations encore une fois à nos deux premiers conteurs, Jeanine et José!

Et voici le conte de Jiyoung KIM

Le désert éblouissant

Jiyoung KIM

Il était une fois un garçon plutôt ordinaire. En apparence, il l’était toujours. D’un côté, il avait l’air discret et caché.Même s'il parlait très peu, il était toujours présent. Il venait d’un petit village dans la compagne de Corée du Sud. Il était considéré comme un espoir pour sa famille et sa commune car il a réussi d’entrer au Lycée Polytechnique. Malgré tout, il n’exprimait pas ses émotions. Il restait toujours très calme et nonchalant. Il arrivait à sourire de temps en temps mais il ne riait pas. En tout cas il n’y avait quasiment personne qui voyait qu’il riait. Il semblait qu’il n’était jamais ni en colère et ni en joie non plus.

Personne ne pouvait savoir ce qu’il y avait au fond de son cœur. Son cœur ténébreux était comme l’abysse que personne ne pouvait toucher. Pour lui, le monde semblait tordu. Personne n’essayait de comprendre quelqu’un comme cela ne valait pas la peine. Tout le monde était occupé pour construire une nouvelle vie de l’avenir comme si elle était différente de celle d’aujourd’hui. Quand cette sorte d’espoir l’exaspérait, il ne pouvait pas respirer. Il soufflait. Il mettait son casque pour que rien ne puisse l’attaquer. Il sentait que la musique forte et violente le protégeait des brutalités de l’extérieure. Sinon, il rêvait d’aller dans le désert, un vrai désert où il n' y a rien mais où il y a tout. Il rêvait d’une nuit dans le désert. Il regardait la nuit. Elle était belle. Elle était silencieuse mais vivante. Le vent frissonnait. Et le sable aussi. Elle était ténébreuse mais étincelante. Les étoiles l’ont regardé, touchées de compassion. Il s’est allongé. Le sable a embrassé sont corps : son dos, ses épaules, ses bras, ses mains, ses hanches, ses jambes, ses pieds...... Il souriait vaguement. Une force mystérieuse s’approchait. Le sable dans le fond de désert a tiré sa main. Le sable et sa main y pénétraient. L’air a chatouillé son visage et le vent a chuchoté à ses oreilles, «Rassure-toi, tout va bien ». Son cœur était palpitant. Enfin, il s’est aperçu qu’il était vivant. Le désert était la seule porte de songe au nouveau monde. Il ne voulait pas ouvrir ses yeux pour toujours.

C’était un jour de mai. Le soleil tapait et il faisait très lourd. Avec ses projets de reconstruction, des travaux continuaient. Personne ne voulait savoir où les habitants avaient disparu. Evidemment, il y avait un conflit entre la municipalité et les anciens habitants. Ils ont été expulsés car il n’étaient pas capables de payer les frais de pré-inscription pour le nouveau bâtiment qui serait fini l’année prochaine. Dans cet autre désert, les étrangers de l’Asie du Sud-Est étaient en train de travailler. Malgré leur existence, ce quartier était délabré et sinistre. Ils étaient en train de casser un vieux bâtiment. Des poussières et des débris étaient dispersés. Les bruits de destruction ressemblaient aux cris des habitants qui se sont fait chasser. Chaque fois qu’il passait par ce quartier, il pouvait ressentir leur colère, frustration et indignation. Il n’y avait plus qu’à imaginer son propre désert brillant.

Le temps passait. Il est entré à l’université la plus prestigieuse en Corée. Il est tombé amoureux peut-être deux ou trois fois. Il achevait de nier « l’amour » entre un homme et une femme. Quand la flamme s’est éteinte, il n’y avait que des cendres. Complètement brisé, il ne croyait plus en rien. Quand il voulait avoir une relation ouverte et simple, il devait être responsable d’une autre personne qui suppliait cette vanité de « l’amour ». Exténué, il a décidé de s’échapper. Le désert de son rêve l’appelait.

 

Quand il s’est réveillé de ce rêve, l’avion allait se posait. Son nouveau désert l’a accueilli avec sa mine brute. Il aimait cette indifférence et cet anonymat. Il est arrivé à Lyon, en France. Les bruits ambigus l’entouraient. C’était qu’à ce moment qu’il s’est aperçu du manque de sa langue. Néanmoins, il ne s’inquiétait pas. Tout ce qui restait pour lui était seulement les cinq sens. Il parlait tout seul, « Ce n’est pas le désert dont je rêvais. Toutefois, cela sera plus vivable, moins étouffant. »

Une période de l’intuition durait environ six mois. Il ne voulait ni parler ni écouter. Il subsistait tant bien que mal. Il mendiait pour manger et dormait en errant. Bien que personne ne puisse communiquer avec lui, il n’avait pas besoin beaucoup de choses pour survivre. Les SDF, les tsiganes et les « traînards » étaient tous différents mais tous pareils. C’était dans la rue qu’il a appris un peu de français. Parfois, il réfléchissait aux raisons pour lesquelles il était venu à Lyon, France. Cela ne voulait rien dire. C’était quelque part où il était arrivé par hasard. Le monde sans la langue littéral et écrite était paisible mais ennuyant. Pourtant, il a hésité d’y entrer. La langue littérale lui semblait comme une libération et en même temps, une prison. Quand il a finalement décidé de prendre des cours, il s’est épouvanté de la violence du monde « normal ». A un moment donné, tout a complètement changé. Cette ville n’était plus « quelque part » ou « n’importe où ». Elle devait être chez lui.

A côté, il a trouvé un petit « boulot ». Il était plongeur dans un restaurant. Une fois, un patron du restaurant l’a fait travailler pendant la Fête des Lumières et il a refusé de le payer. Il devait lutter être réglé. Parfois, il a aussi travaillé sur le chantier. Quand le bruit de la machine et le fracas de démolition résonnaient à ses oreilles, il se disait que la vie d’un mendiant et d’un salarié n’étaient pas très différentes. Il a fait connaissance avec des étudiants et des professeurs. Par contre, c’était tout. Ils sont venus et allés. Les paroles de gentillesse et d'hospitalité s’enflammaient et crevaient. Il a donné le meilleur de lui-même pour retenir une parcelle d’âme qui ne soit pas creuse. Au moment où il a tendu sa main dans une hallucination, elle s’en volait comme les miettes d’un feuilleté. Son âme défaite l’a cerné et un regret déchaîné s’est emparé. Désormais, il savait qu’il ne pourrait pas retourner auparavant. Comme il ne pouvait plus se masquer derrière la langue qu’il ne comprenait pas, il devait voir la réalité telle qu’elle est.

C’était une belle journée ensoleillé suivant des semaines sombres. Il était en train de lire un livre du cours. Pour se distraire, il est allé dans un café près de chez lui. Malgré le beau temps, la terrasse du café ne grouillait pas. Ce fait lui rappelait que la plupart travaillaient. Il est tombé dans un paysage dénué. « Combien d’heures sont passées ? » Une dame était assise à l’écart de deux tables. Il s’en fichait et continuait à lire. Aussitôt qu’il s’est levé, elle s’approchait de lui et l’a abordé : « Vous n’avez pas envie de vivre, n’est-ce pas ? La vie est trop cruelle pour vous.» Il n’a pas réagi. Elle continuait. « Vous vivez car vous êtes vivant. Vous voulez croire que ce monde est une illusion. Vous croyez que vous êtes jeté de quelque part à ici par hasard. Vous partez de votre pays pour vous sceller vous-même dans un gouffre du néant où une langue étrangère vous empêche d’avoir un désir. » Quoiqu’il se tût toujours, il ne partait pas. Elle ne se précipitait pas non plus. Au bout d’un moment, « Je suis en train de rechercher des gens qui souffrent pour qu’ils puissent s’exprimer reprit-elle:. Quelqu’un qui est sensible, qui n’a pas encore oublié de ressentir, qui n’est pas comme un robot, qui n’est pas habitué de parler derrière un masque, qui est déterminé de faire disparaître lui-même afin de ne pas fabriquer des mines. Vous comprenez? Vous n’avez pas besoin ni de parler ou ni de prendre une pose. Vous resterez tel que vous êtes. »

Finalement, il a ouvert sa bouche. « Je veux aller au désert. Vous m’amènerez au désert ? Un désert, vaste mais douillet, furieux mais apaisant, obscure mais luisant...Vous m’y amènerez.. Je veux être tout seul et heureux. Je sais qu'un chagrin est partout. Mais, je ne peux pas le supporter. C’est tout.» Elle lui a dit. «Regardez cette caméra. Ici, il y a une porte menant au nouveau monde, votre propre désert. N’importe où vous allez, vous pouvez le créer vous même. Je serai avec vous afin que vous puissiez y arriver. Restez vous même, votre désert fleurira. Il y aura des épreuves, comme partout. Cette fois-ci, vous n’êtes pas tout seul. » Il l’a regardé, les larmes aux yeux. Cela était la première fois qu’il pleurait depuis qu'il avait 7ans. Avec elle, il s’est enfoncé dans le désert éblouissant.

 

LA QUETE DE FOTIS

« Maman, pourquoi est-ce que ma peau brille parfois? Peu importe le nombre de fois où je me la lave, cette brillance argentée est toujours là .... et puis elle s´éteint toute seule.
-«Fotis, ne fais pas attention à ce genre de choses... je suis sûre que ce n’est juste que ton imagination! »
Fotis était un garçon comme les autres, bon, bien, enfin...pas exactement comme les autres. Il avait 10 ans, est né au Brésil, dans la ville de Belém, qui a quasiment 2 millions d'habitants et qui est entourée par la jungle. Quand on descend sur la ville en avion, on peut voir cette séparation bien définie : un large fleuve maintient le centre- ville à l´écart d´une immense et dense verdure. C´est l´Amazonie, si verte, si large, si mystérieuse...
Notre héros aime aller à l´école, parce que là il a des « copains » pour jouer pendant la pause, mais aussi parce qu´il est la curiosité incarnée. Il veut tout savoir. Et ainsi il énerve sa mère, son père, sa frère, son institutrice, ses camarades.... Grand Dieu, ce garçon va sûrement devenir journaliste ou commissaire de police, ou bien scientifique, tel il mène ses propres enquêtes, soit dans les livres, soit, comme nous savons déjà, auprès des pauvres êtres humains qui le croisent le chemin. Il est gentil, sauf pendent les matchs de football auxquels il aime jouer.
Fotis avait, à part la brillance argentée dont on a déjà parlé, encore une autre petit pouvoir, qu´il ne maitrisait non plus : dans les moments de panique ou de colère, par exemple à l´arrivée de son ennemi capital, (un garçon pas du tout « sympa » qui s´appelait Ariel), Fotis pouvait se transformer en n´importe qui, homme ou femme, enfant ou adulte. Comme sa première caractéristique, celle-ci arrivait sans contrôle et hors de sa volonté. Le plus incroyable encore, ces « petits changements » ne se produisaient qu’ en dehors de chez lui. Par conséquent, ses parents ne les ont jamais vus.
Sa mère est née en Guyane. Sa famille a déménagé au Brésil quand elle avait le même âge que Fotis, donc elle vit au Brésil depuis 20 ans. Elle parle à Fotis toujours en français, même si elle est capable de parler portugais sans faute. Le créole, elle ne l'avait pas bien appris et l´avait simplement oublié. Son père avait une petite entreprise de taxis, ce qui le faisait travailler un nombre conséquent d' heures chaque jour (et chaque nuit). Fotis a une sœur, Ana, 3 ans plus jeune et qui est la fille à papa, gâtée, jolie. Ils ont toujours été proches l'un de l´autre, et elle partageait son secret.

Fotis avait la sensation qu´il était différent des autres enfants, qu´il était un fils adoptif, ce genre de malaise. Bien, dans son cas il avait quasiment raison.
Les vacances de juillet arrivées (ils en ont là-bas un mois en juillet et 45 jours à partir de noël jusqu’à la fin du carnaval), il a demandé à ses parents d´aller à Cayenne chez la sœur à sa mère. Là il pourrait jouer avec ses cousins et cousines. Il y avait un vol direct, court et pas chèr entre Belém et Cayenne et, voilà, Fotis s´est envolé. Ses parents étaient inquiets de le laisser voyager tout seul, mais la compagnie aérienne s´en est bien occupé.
Déjà à Cayenne, sa tante lui a préparé une fête. Elle avait invité une quarantaine d´enfants de la voisinage. Fotis était ravi! Il a fait connaissance de mille garçons et filles – divertissement garanti pour le reste de ses vacances. Il y avait pourtant un problème : un garçon parmi eux n'était pas du tout gentil. Il était quasiment rude, sans aucune raison. Mais cela arrive: « tout le monde ne s´aime pas, c´est normal », essayait de lui dire sa tante  . Ce type là , peut-être par coïncidence – les coïncidences , existent-elles ? --, s´appelait Ariel. Est-ce que tous les Ariels du monde lui auraient en voulu?
Une semaine plus tard, sa tante lui propose de partir en excursion dans la foret (comme Belém, Cayenne a une relation très proche avec la forêt). Ils descendraient 4 jours chez les « ocas », les logements traditionnels des indigènes, que ceux-ci louaient : les indigènes, eux aussi, avaient leurs entreprises et vivaient un peu comme les gens de la ville. Le groupe serait composé de 10 enfants et un instituteur qui était aussi ‘guide de la jungle’. Tout allait bien, sauf la présence d'Ariel, qui a décidé de les rejoindre au dernier moment. Zut !!
Le lendemain, ils ont préparé leur nourriture à l´air libre. Le repas était du manioc fumé et des jus de mangue. « Pas mal... » Leur mission: se plonger dans les fleuves, et plus tard faire une randonnée par les sentiers, ou même par la jungle vierge, en coupant les branches d´arbres qui l´empêchaient parfois de passer. Voilà, la présence du guide était essentielle. Essentielle pour en profiter au maximum.
Ils sont sortis vers la ‘jungle profonde’ à 14 heures. Les enfants étaient tous excités. La jungle était humide, plein de moustiques, mais ils étaient bien protégés par des sprays puissants. Oh, l´aventure ! Mais tout ne s´est pas passé comme le plan. Après quelques heures de randonnée dans la jungle dense, très dense . Le moment est venu de reconnaitre qu´ils étaient perdus. Même le guide n´a pas su trouver le chemin de retour , qui a été , disons , avalé par la foret.
La nuit tombait. Tout le monde a commencé à avoir peur. Mais le guide a allumé un feu, un grand feu, pour qui les animaux sauvages ne puissent pas s´approcher d´eux. Bon, ils étaient en relative sécurité et Ils avaient amené des fruits. En tout cas ils n´avaient pas de choix. Il fallait rester jusqu´au lendemain.
A peu prêt minuit, tout le monde dormait, apparemment. Fotis a commencé à sentir une chaleur bizarre et différente de la chaleur normale de cet endroit humide: il s’agissait plutôt d’une lumière très très intense, mais en revanche personne ne la voyait. Sauf Ariel, qui était déjà débout. Toujours Ariel.
Les deux sont allés vers la source de la lumière. Pour la première fois Ariel s'est adressé à lui d'un ton qui n'était pas menaçant.
-« Fotis, je sais très bien ce qui t’arrive, mais ne pense pas que tout sera facile. Toi et moi, on a les mêmes pouvoirs, mais il n’y a qu’une personne qui puisse être l’Élu et celui-ci en fait va être choisi ce soir même ; voilà pourquoi nous sommes tous les deux ici. Ce n’ est pas l’ œuvre du hasard. Le représentant du Dieu Lumière sur la planète... c’est toi ou moi. T’as peut-être pensé que je t’en voulais, mais la vérité c’est que j’ étais jaloux dès le moment où j’ai aperçu que tu est qui tu es… »
-« Comment ça ? je n’ai aucune intention d’être l’Élu de quoi que se soit. En revanche, tu t’appelles Ariel, ce qui en général porte l’idée de bonheur et protection, tandis que moi, je m’appelle Fotis, qui est le prénom grec liée à la lumière… et si nous ne sommes pas là par pur hasard, prends garde à toi.. ».
A ce moment là le guide a pressenti qu'il y avait quelque chose de bizarre et il a donc essayé de se lever, pourtant il n'a pas arrivé à le faire , parce que tout d'un coup , magiquement , il a été rendu immobile comme une statue en marbre . Mon Dieu , cette histoire commence à me faire peur, pensait Fotis.
Subitement une énorme statue en or s’érigeait des profondeurs de la terre ; elle s’est ouverte en deux et une femme en est sortie– à vrai dire elle n'était pas une femme, mais une déesse qui était la lumière même ; elle leur a parlé d’une voix profonde et à la fois douce. Son pouvoir et sa sagesse étaient évidents : « Mes fils, vous êtes mes deux descendants sur Terre. Ne vous en faites pas. Votre chemin est tracé, mais c’est à vous de choisir entre suivre mes commandements ou pas. Votre mission ? Rétablir l’équilibre entre le visible et l’invisible. Il n’y a pas qu´une seule dimension. En fait il y en a plusieurs ; tout d’abord, la race humaine est à peine prête à comprendre la premières de ces couches, de ces dimensions ».
Fotis et Ariel voulaient s’échapper, mais ils sont restés immobiles, tel le respect qui la déesse leur inspirait.
En réalité vous n'êtes pas fils de vos pères et mères. Vous êtes à moi ; je vous ai envoyé sur Terre, une petite semelle (ou deux, si vous voulez), plantés dans le ventre de les femmes qui, sans le savoir ; sont mes plus précieuses collaboratrices. Elles auront leur récompense – en fait elles l'ont déjà reçue : deux garçons choisis par les hautes sphères de l'univers sont sous leur protection .
- "Bien, Fotis, Ariel? Qu'en pensez vous ? Quelle est votre réponse?"

Magnifique!

LE SILENCE DU TAMBOUR                                          

Yina JULIO (Colombie)

Les pieds de la petite de 5 ans sont venus me chercher. Elle voulait savoir pourquoi les étrangers qui visitaient temporellement la ville, la regardaient étonnés chaque fois qu´elle dansait sur le sable brûlant et blanc. Je savais qu´un jour après son spectacle ambulant, elle chercherait une réponse aux doutes nés des regards curieux.

-C’est le véritable rythme dans la peau! –Disait l´un des étrangers après avoir donné quelques pièces d´euros au garçon de 10 ans qui faisait un tour entre les spectateurs, chapeau de paille dans la main.

Les touristes appréciaient à quel point la danse caribéenne se résumait dans un corps léger des os très courts, d´une peau tiède et d´un sourire blanche comme le sable, comme la ligne qu´on voit là-bas, au fond, là-bas où la frontière de la mer s´allonge tranquillement.  On sentait les pas cadencés comme un tremblement de terre. On voyait une palette de couleurs chaudes et lumineuses dans son regard d´enfant. Mais on n´imaginait pas que cette danse était une ressource naturelle importée.

-          Ça vient de l´Afrique! –j´ai dit à la petite inquiétée qui est venue me voir à ma hutte.  Moi, en tant que leader de la communauté, je voulais lui raconter tout notre passé mais la curiosité d´Ana, me faisait peur. Je craignais qu´elle ne commettrait une bêtise comme celle-là qu´elle a faite le lendemain.  

Ana, fille d´un pêcheur artisanal et d´une tisseuse de hamacs voulait en savoir plus que ça. Elle ne comprenait pas du tout comment il pouvait être possible que les branches douces du vent emmèneraient un talent artistique de terres lointaines jusqu´à  Carthagène des Indes. Cette question marchait derrière Ana qui a décidé d´aborder le premier bateau de bois qu´elle a vu au port. Une fois dedans, personne ne l´importunait pour être un voyageur sans identité sur un papier ni pour l’absence d´une main adulte dans l´une de ses petites mains. 

Seulement un équipage qui laisse un enfant seul voyager vers l´incertitude, pouvait laisser le bateau sans destination. Le naufrage, 6 heures après le départ, s´est réduit à un radeau sur lequel Ana hissait les velours colorés d´un morceau de tissu pour que moi, le vieillard de la communauté, puisse entendre les murmures qui demandaient secours. Mais ces murmures s´éloignaient vers la ligne blanche de la mer.

La destination d´Ana était l´Afrique Noire, cependant le destin l´a emmené  en France, un pays où il y a, d´entre autres immigrants, des africains.

-Pour quoi ils ne dansent pas? –S´est-elle demandée en voyant les africains en costume, très sérieux et silencieuses dans les rues parisiennes.

-Où est leur sourire? Leur rythme? Et le  boum boum du tambour?

Une dame ancienne assise sur le seuil d´une porte d´un bâtiment et qui a entendu les questions lui a dit :

-Ma petite: Si tu es venue chercher une vérité, il faut savoir que celle-ci n´existe plus. Le temps que tu as passé dans ce bateau et ensuite sur le radeau, ce n´étaient pas quelques heures, quelques jours, quelques semaines. Ce sont des années qui se sont passés et tu n´es plus un enfant. Regarde-toi. Tu as grandi et les africains d´ici qui dansaient dans la forêt africaine au rythme du tambour, ont fait un jour une valise pour partir de chez eux, enfin d´être loin de la pauvreté et de la guerre. Mais dans la valise ils ont mit d´abord deux éléments qui occupent toujours beaucoup d´espace: les énergies pour lutter et la bonne volonté, donc Ils n´ont pas eu l´espace pour mettre la cadence des pieds chauds pour danser, la splendeur de son sourire ni la magie du tambour. Ils ont changé presque tous ses mœurs, ses coutumes pour une nouvelle vie en France.  Ils ne sont pas des esclaves comme les premiers africains qui sont arrivés à ta Carthagène, desquels tu as hérité le rythme dans la peau.  

La fille, maintenant de 15 ans, a continué son chemin, et quelques minutes après elle s´est rendue compte qu´elle n´avait pas une valise, qu´elle était un voyageur errant, et par conséquent, sensible de renoncer à son passé, au lieu d'une nouvelle vie. Après avoir senti un air de mystère dans l'esprit de la dame ancienne, Ana est retourné pour le remercier mais dans cet endroit il n´y avait personne. Seulement un message écrit sur les marches où la dame était assise:

 « On ne peut pas tout mettre dans la valise ». 

 

 

 

Merci Yina pour ta participation!! Je vous conseille par ailleurs à tous de vous lire et de partager vos pratiques du conte..

Bleu ciel. Luminosité. Jaune. Marron. Palmier. Oranger. Verger. Orange. Citronnier. Date. Lumière. Terre sèche. Brûlant. Soleil. Etoiles. Limpidité. Clair. Sable. Mer. Joie. Cris. Cristallin.  Désert.

A plus de 1000 km de ce paradis évoqué, nos héros partagent leurs souvenirs et prient le Ciel de recevoir la force nécessaire pour achever leur mission et accomplir leur destin : sauver leur peuple. Les fondateurs de la merveilleuse région de Myrtia[1] arrivèrent à cette terre ingrate et sèche au début du XVIII siècle après avoir fait un pacte avec le Soleil : il leur donna des pouvoirs extraordinaires à tous et à chacun de ses habitants ainsi qu’aux nouveaux nés. Cela rassembla à une idée splendide du Grand Chef : ils ne devront plus jamais lutter car tout le monde aura peur de ce peuple magique.

Mais le Soleil proposa deux conditions indispensables : la première, utiliser ces « super pouvoirs » qu’à des bonnes fins, la deuxième, partir de chez eux, le Nord de l’Europe, et s’installer là où le Soleil brille toute l’année, tout au Sud du continent pour vivre tous ensemble. Le Soleil avait choisi une Région très généreuse et avec des énormes possibilités de développement, mais elle était située sur une plaque terrestre : si ses conditions ne s’accomplissaient pas et si les habitants utilisaient leurs « super pouvoirs » à des fins non lucratifs ou avec méchanceté, le Soleil ferait trembler la terre et toute cette terre de joie et de gloire disparaîtrait en moins de 5 secondes.

C’est dans un terroir sableux, près de la mer et couvert de vallées que le Soleil désigna la destination de ce peuple fatigué des guerres et de vivre dans la peur des invasions. C’est ainsi que les Fondateurs arrivèrent dans cette lointaine Région et s' y installèrent. Peu à peu, les habitants commencèrent à recevoir leurs « super pouvoirs » grâce à la force du Soleil : transformer l’eau, lire les pensées, voyager dans le temps, bouger des objets sans besoin de les toucher, télépathie,…

Tout se passa très bien dans cette paisible région où  les habitants s’aimèrent et où la rivalité n’existait plus… Ils aidèrent les autres villes, régions et même pays : avec leurs pouvoirs, tout était possible. Ils pouvaient éviter les guerres, soigner les maladies,

Mais, un jour… les habitants vérifièrent avec stupeur que le Soleil s’était éteint.

« Comment était-ce possible ? » se demandèrent quelques-uns. « Le Soleil les avait-il abandonnés ? »  S’interrogèrent les plus méfiants. « Qu’est-ce qui se passe ? » « Est-ce qu’on a offensé au Soleil ? » Les plus critiques criaient : « C’est la faute au Soleil, il s’est oublié de nous malgré notre accord ».  Le plus optimistes affirmaient : « Ne vous inquiétez pas, il reviendra bientôt, il est un « gentleman » et il doit laisser passer les nuages ».

Le Chef demanda alors avec un peu de calme : «  Souvenez-vous, le Soleil disparaît de temps en temps : il doit laisser un peu de place aux nuages. Soyez confiants, il nous a tout donné. Il réapparaîtra plein de force et de joie pour réchauffer nos âmes et nos esprits  ».

 Ils attendirent plusieurs jours car ils avaient des réserves d’énergie dans leurs dépôts ; malgré cette étrange disparition, ils avaient confiance en lui… Mais… cette fois-ci, l’inquiétude augmenta de plus en plus chez les voisins et un sentiment d’insécurité s’installa chez les Myrtiens… Plus le ciel devenait noir, plus leurs super pouvoirs commencèrent à diminuer visiblement.

Mais un jour, un commerçant arriva et il annonça une nouvelle qui révolutionna Myrtia : « Oh la la, comment il fait « moche »  ici, je viens des belles Régions où on boit un merveilleux élixir rouge ou blanc, où on mange des fromages que vous n’avez jamais gouté, où on parle en doux chuchotements, où on …. Et on a joui d’un splendide soleil… »

Des cris de stupeur s’entendirent… Les Franchutes avaient volé leur joie de vivre, leur Soleil ? Le peuple était inquiet, par conséquence, ils décidèrent de se réunir pour arrêter les rumeurs et trouver une solution. 

Les humeurs étaient exaltées. Personne ne se mettait d’accord avec personne même dans la même famille. Le peuple ne pouvait plus contrôler leurs super pouvoirs : ils se heurtaient sans le vouloir, ils brûlaient leurs propres cultures, ils cassaient leurs maisons…

La situation était insoutenable. C’est à ce moment que le Grand Conseil de Savants décida d’envoyer le groupe le plus puissant en mission spéciale.

Les plus puissants physique et psychologiquement furent élus.

Agnès Lachose, jeune fille possédant le don de contrôler les objets inanimés. Elle a une forte personnalité, elle déborde de vitalité et elle est hyperémotive, elle est nerveuse et critique. Elle est mariée et elle a 2 enfants qu’elle devra laisser car son peuple a besoin d’elle.

Thésée Lefort, tel que son nom l'indique il est « fort comme un ours ».  il dégage une impression de force ainsi que d’autorité. Il est ferme, intransigeant et parfois brusque ou tranchant. Il essaie de dissimuler sa tendresse et sa sensibilité à tout prix. Il est direct, franc et honnête. Il est peu tolérant et perfectionniste.

Acantha Empathie fait preuve d’une énorme force morale et physique. Elle peut lire les pensées des gens et les calmer ou, au contraire,  susciter chez eux les sentiments qu’elle veut. Elle est infiniment sympathique, charmante, conciliante, énergique et combative. Sa sensibilité et son émotivité sont grandes, mais elle est très vulnérable à cause de son super pouvoir :  ses voisins ont peur d’elle et de son super pouvoir, peur qu’elle puisse lire leurs pensées ou changer leurs sentiments, elle habite avec sa famille mais elle est solitaire de peur de gêner les autres.

Philibert Lair est drôle, mordant, bavard et spontané, malgré son amour pour les « blagues » (familier) il a été choisi car il possède le super pouvoir essentiel : il peut se transporter et transporter des gens en clignotant les yeux. Il est direct, franc, droit et vivant. Il n’aime ni les faux-semblants ni l’injustice.

Une fois les « élus » choisis, les Savants leur donnèrent de l’énergie du Soleil et un objet magique afin d’accomplir cette mission avec succès. A ce moment-là, nos quatre héros entourèrent Philibert Lair et ils s’envolèrent vers cette destination inconnue.

Au village, l’atmosphère de tension et de peur ne se diluerait  pas jusqu’au retour de ses héros.

Acantha, Philibert, Thésée et Agnès arrivèrent à l’endroit que le commerçant leur avait indiqué. Ils distinguèrent une forêt et une grande muraille… et le Soleil. Leur bon Soleil. Alors, ils discutèrent sur la procédure à suivre :

« Il faut entrer et prendre le Soleil tout de suite » cria Thésée.

« D’accord » répondit ….. « Tandis que Thésée lutte contre l’ennemi, moi je contrôle tous les objets et Philibert et Acantha chercheront le Soleil »

« Oui… une grande bagarre… C’est cool ! » cria Philibert.

« NON ! » cria Acantha, « il faut être prudents, on ne nous a pas appris à utiliser la violence : nous devons attendre la nuit et visiter la ville, connaître qui sont ces gens et savoir ce qui s’est passé.. Peut-être nous pouvons arriver à un accord sans violence. Rappelez-vous de nos fondateurs et  de leur message de paix».

Tous les trois se tournèrent vers la silencieuse Acantha et se regardèrent confus. Philibert fût tout de suite partant, contaminé par le sourire d’Acantha alors ils décidèrent d'agir ainsi. Pendant cette longue attente, Lair ne cessa pas de harceler Acantha avec des questions sur son super pouvoir : « Je pense à quoi maintenant ? » « Et maintenant ? » Le pouvoir d’Acantha lui semblait exceptionnel. Il était de plus en plus intéressé et Acantha fût étonnée de l’intérêt de Philibert.

La nuit tombée, les 4 Myrtiens s’approchèrent de la muraille… Ils entrèrent en se disant commerçants d’épices du Sud du continent… Mais le concierge ne leur laissa pas passer sans une autorisation royale. Tout d’un coup, une jeune femme apparut et se présenta comme Eléonore, elle affirma que ces nouveaux arrivés étaient ses invités et elle pria le Concierge de les laisser passer… Le Concierge hésita mais il ne pût pas  résister aux charmes de cette jeune femme. 

Ils entrèrent au village et ils avancèrent vers des étroites ruelles, la jeune femme guidait les héros myrtiens, Agnès hésita mais Acantha la convainquit des bonnes intentions de cette jeune femme. « En plus nous pourrons discuter et savoir pour quoi ils ont volé le Soleil ».

Réunis autour d’une petite table, les présentations eurent lieu : Eléonore raconta l’histoire du vol du Soleil. Les habitants de cette terre avaient besoin de lui autant que les myrtiens ! Ceci, suscita une énorme rage chez Thésée, jusque là ébloui par la beauté d’Eléonore, mais Acantha réussit à le calmer.

Ils décidèrent de dormir chez sa nouvelle amie et de réserver leurs forces et super pouvoir pour le lendemain… ils devaient réfléchir à leurs mouvements.

Le lendemain, surpris, ils découvrirent qu’Eléonore n’était pas à la maison… Dans la surprise de cette situation ils sortirent… mais… sans pouvoir l’éviter une toile leur tomba du ciel et ils furent très vite emprisonnés. 

« Eléonore nous a trahi ? » se méfia Agnès…

« Non ! » cria Acantha, « je suis sûre qu’elle n’a rien à avoir dans cette affaire, c’était le Concierge, il n’était pas trop confiant hier soir ».

Ils restèrent enfermés pendant 2 jours, la Princesse était en train d’étudier l’affaire… Leurs super pouvoirs étaient presque épuisés et leurs réserves aussi.

Soudain, un gardien vint les chercher : « Vous devez parler à notre Reine ».

Ils arrivèrent au Palais, la Princesse leur tournait le dos… Ils  voulaient se libérer, lutter, récupérer leur Soleil et rentrer, mais ils étaient attachés aux pieds et mains. Prêt à tout, Philibert donna sa main à Acantha : « Je ne te lâcherai quoi qu’il arrive » lui chuchota-t-il. Acantha lui regarda les larmes aux yeux. Elle avait enfin trouvé quelqu’un qui n’avait peur d’elle.

Mais, un instant plus tard, le plus inattendu arriva : quand la Princesse se tourna, ils découvrirent que la Princesse était … Eléonore…

Ils étaient déconcertés, surtout Thésée, qui avait eu un coup de foudre avec elle.

Eléonore leur expliqua à toute vitesse qu’ils avaient aussi besoin du Soleil et qu’ils pourraient le partager… Il leur montra une affiche avec un emploi de temps de partage de Soleil…

Ils ne savaient pas quoi faire ou penser donc ils décidèrent goûter ces merveilleux produits dont le commerçant leur avait parlé.

Ils arrivèrent à un accord que le Conseil de Savants devait ratifier… Ainsi, ils étaient prêts à partir… Mais, le pauvre Thésée avait le cœur brisé… Acantha, qui pouvait sentir les sentiments contradictoires qui le parcouraient : l’obligation envers son peuple et l’amour envers Eléonore, eut une idée géniale : « Je crois qu’on aurait besoin d’un responsable qui veuille que cet accord soit respecté par les Franchoutes… mais qui ? »

« Ah… Pas moi, s’énerva Agnès, ma famille attend mon retour avec impatience »

En  prenant par la main Acantha, Philibert ajouta : « Moi, j’ai déjà quelques projets à ne pas manquer à Myrtia »

Thésée les regarda et manifesta avec fierté : « Alors, je crois que c’est à moi de me sacrifier pour mon peuple » .

Lors de cette déclaration, le visage d’Eléonore s’illumina et elle rougit intensivement, impossible de cacher ses sentiments. 

Les trois héros rentrèrent et ils racontèrent à Myrtia les impressions de cette nouveau village ami : ils se mirent d’accord sur le partage du Soleil et ils créèrent un jumelage entre ces deux grands peuples.

Ces peuples doivent être un exemple de civilisation et cohabitation : tout le monde peut se comprendre sans avoir besoin d’utiliser la violence, l’objet magique est dans ce cas le dialogue, le partage d’intérêts communs et la bonne entente. 

 



[1]              Myrtia: Murcia (Espagne) pendant l’Empire Romain

Bravo Macarena!! et merci de nous faire voyager dans ta belle région...

     Il était une fois dans un village russe une grand-mère qui racontait l’histoire mystérieuse d’une jeune fille à ses petits-enfants. Cette jeune fille s’appelait Natacha. Que la demoiselle était belle! Cette grande jeune fille aux cheveux blonds était si bien proportionnée et gracieuse ! Son visage était exceptionnel: sa peau était blanche comme la neige, les yeux bleus vifs et étincelants reflétaient sa sincérité, un petit nez était un peu retroussé qui lui donnait un charme spécial, ses lèvres ressemblaient aux cerises tant elles étaient purpurines et charnues. Au-delà de sa beauté extérieure, Natacha avait un monde intérieur riche. Elle était intelligente, intéressante, généreuse, franche, un peu naïve et ambitieuse. La jeune fille rêvait de faire une magnifique carrière fulgurante et de fonder sa propre grande famille. De temps en temps elle rêvait même d’un prince charmant sur son cheval blanc. Ayant toutes ces qualités précieuses, il n’est pas difficile de deviner, mes chers amis, qu’elle avait du succès parmi les hommes.

     Natacha aimait voyager et elle avait visité beaucoup de pays différents. Un jour quand elle était au Maroc, elle a rencontré un jeune homme qui s’appelait Kamel. Notre héroïne est tombée amoureuse de lui tout de suite. Kamel était beau, bien élevé, galant. Il était ce type d’hommes que la Russe préférait le plus. En outre, le Marocain était aisé car il possédait son agence de mannequin. Attiré par la beauté de Natacha, il lui a proposé de  travailler chez lui. La fille naïve était heureuse d’accepter sa proposition. Le début de sa carrière était prometteur, Natacha était au septième ciel du bonheur. Mais cette vie luxueuse ne s’est pas prolongée longtemps. Kamel n’était pas aussi simple qu’il paraissait. L’imposteur a décidé de profiter de son jeune poulain dans l’espoir de s’enrichir de sa vente. Ainsi notre pauvre passait quatre ans déchirés en esclavage.

     C’était un véritable cauchemar pour la jeune fille. Le pays, les gens, leurs coutumes et la culture, tout était différent de la Russie. Pour s’évader et ne pas penser à la réalité, Natacha se souvenait souvent de sa famille, de ses amis, de tous les petits moments qui la rendaient heureuse, surtout elle aimait se plonger dans les souvenirs de son enfance avec insouciance. Chaque été sa famille allait à la campagne. Après les temps passés en mégapole (leur appartement se trouvait à Moscou), tous les membres de la famille adoraient passer une vie rudimentaire pendant leurs vacances. Leur maison rustique se situait dans la forêt où ils aimaient cueillir les champignons et les baies. Il y avait un lac avec de l’eau cristalline près de la campagne. Petite, Natacha pêchait souvent là-bas avec son père. Chaque samedi ils se lavaient dans la banya après laquelle on prenait du thé du samovar. Tout ceci lui manquait beaucoup maintenant. Malgré son horrible situation actuelle, notre malheureuse était contente de revivre tous ces temps passés avec sa famille. Grâce à ses souvenirs elle continuait de résister à la réalité sévère et de croire qu’elle pouvait se libérer un jour.

     Une fois, en été, quand la victime exécutait son travail avilissant, un monsieur russe s’est adressé à l’agence de Kamel. Il s’appelait Ivan, le jeune homme n’avait pas l’air spécial mais quelque chose charismatique était présent dans son regard. Ivan cherchait de belles filles pour une grande fête de ses amis. Kamel a commencé à montrer ses mannequins les plus chics parmi lesquelles était notre  héroïne. Elle a attiré l’attention d’Ivan tout de suite. Après la démonstration qui durait 2 heures, le Russe a choisi 15 filles de nationalité différente. Le maître de l’agence était content de cet échange car il avait gagné beaucoup d’argent. Ce lâche adorait avoir les relations d’affaire avec des gens riches.

     La veille de cette fête, Natacha n’attendait rien de bien, pour elle c’était un jour inutile, plein d’humiliation et déshonneur. Il n’y avait pas le choix pour la pauvre, elle risquait la mort. Elle comprenait cela et continuait d’être docile. Quand la fête est arrivée, les filles étaient transportées dans une maison de luxe. Après le départ de Kamel, Ivan a appelé Natacha dans une chambre séparée pour discuter et pour savoir tous les détails de sa vie. Le jeune homme s’intéressait beaucoup comment cette jolie fille avait pu se trouver dans ce bordel. Ils ont passé la fête ensemble, notre martyre a raconté toute sa vie. Ivan était tellement touché par son histoire qu’il a promis de l’aider et de s’échapper. Mais ce n’était pas facile à faire, notre téméraire a prévenu sa concitoyenne que Kamel était un homme puissant qui avait beaucoup de pouvoir dans son pays.

     Trois mois ont passé, la jeune fille n’avait aucune nouvelle d’Ivan. Il est impossible d’écrire l’état psychologique de la malheureuse, Amis du bien! Il semblait qu’elle était prête à se tuer, elle ne pouvait plus résister à la réalité. Natacha s’accusait d’avoir cru aveuglement à la promesse d’Ivan. L’espoir est mort avec sa disparition. En conséquence notre héroïne faisait une crise de nerfs et elle a été transportée à l’hôpital.

     Une semaine plus tard l’otage a reçu la lettre d’Ivan dans laquelle il s’excusait de son absence longue et expliquait qu’il a réussi à trouver des gens et des moyens qui l’aideraient s’enfuir. La jeune fille a senti de nouvelles forces dans elle-même. Elle comprenait que c’était la dernière chance pour se libérer et qu’elle devait être en pleine forme.

     Kamel ne devinait rien, il exploitait les filles comme avant. Sous le prétexte d’une nouvelle fête l’affidé d’Ivan a réservé quelques mannequins, inclus Natacha. Le lendemain, le Marocain a découvert que sa préférée avait disparu, il y a eu un grand scandale. Personne ne savait où elle était. Le maître a profité de ses connaissances pour trouver la Russe et pour se venger de son indocilité. Mais comme le sauveur de Natacha avait tout organisé bien, Kamel a raté sa mission. Le vil était très fâché et désespéré. Il avait besoin de remplacer sa chouchou qui le faisait la fortune.

     Pendant la route en Russie notre libérée a posé la question à Ivan pourquoi il avait voulu l’aider en risquant d’être tué. Sa réponse a arraché les larmes de notre héroïne. Le « chevalier » lui a expliqué que c’était le coup de foudre. La sincérité de Natacha, son esprit et, bien sûr, sa beauté ont conquis le cœur du jeune homme. Grâce à lui, la jeune fille est bien rentrée à la maison. Toute sa famille ne croyait pas qu’elle était encore vive et saine. Tout le monde était heureux ! Natacha était obligée à son sauveur jusqu’à la fin de sa vie. Pour payer Ivan de ses efforts, elle a accepté sa demande en mariage. Avec le temps la femme a compris que son mari était le prince de qui elle rêvait toute sa jeunesse. Et comme vous avez deviné, mes amis, ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants.

 

La moralité :

L’espoir est le dernier à mourir.

Proverbe :A cœur vaillant rien d’impossible

Il était une fois – il y a si longtemps que tout le monde a oublié la date , dans un petit village du Nord dont le nom est si difficile à prononcer que personne ne s’en souvient . Il y avait un garçon de 7 ans qui s’apellait YAN. Il était petit et chétif , toutefois il avait un visage très joli. Surtout ses yeux étaient tellement fascinants que ses voisins plaisantaient souvent s’il s’était déguisé en une fille , personne n’aurait adopté une attitude sceptique. Tout le monde aimait bien ce garçon , d’un côté, il était sage et gentil , d’un autre côté , ce pauvre petit avait perdu ses parents quand il était encore un bébé . Désormais , il restait toujours avec son oncle , un homme qui était silencieux . Pour faire vivre , son oncle allait souvent dans les montagnes dans l’intention de recueillir le ginseng , qui est une plante très précieuse et se trouve généralement dans une forêt mystérieuse plus profonde dans la montagne . Comme un petit enfant , YAN était plus mature que les autre au même âge. Quand son oncle allait dans les montagnes , il s’occupait lui-même tout seul à la maison .

Un jour , YAN était à la maison tout seul . Il était en train de faire la cuisine . Soudainement il a senti qu’il y avait encore une autre personne dans cette chambre . Quand il s’est retourné , il a vu une fille qui s’ était assise dans son lit . YAN avait très peur et il a demandé qui était la fille . Mais cette fille n’avait rien à répondre . A ce moment là , son oncle est rentré . Quand il a vu YAN qui parlait avec un être invisible , il a su que c’ était l’heure pour ce garçon de rejoindre sa famille .En fait , YAN était une descendance d’un clan qui pouvaient utiliser la sorcellerie . Pendant longtemps sa famille était chassée par un autre clan vicieux . Donc pour garandir sa sécurité , YAN avait été envoyé en Chine et il était occupé par une garde personnelle –son oncle . Par la parole de son oncle , YAN a su que sa famille était en Algerie , très loin d’ici .

Ainsi , pour rejoindre sa famille , YAN a décidé de quitter ce village. Il était triste parce qu’ il devait quitter un endroit où il habitait pendant longtemps . C’était un village entouré par les grandes montagnes , et seulement une petite rivière qui traverse tout le village de l’est à l’ouest. Les habitants ici étaient bienveillants et sympathiques. Dans la journée , ils travaillaient ensemble sur les terres cultivées et dans la soirée , ils allaient se réunir pour écouter des légendes racontées par un monsieur âgé .

Le lendemain , YAN a fait ses adieux avec les villageois et il est parti . Pour atteindre la destination , YAN a traversé beaucoup de pays où il a rencontré toutes sortes de personnes . Dans l’intention de se procurer de l’argent , il a fait différents métiers . Avant d’arriver en Algerie , il est parvenu à une ville exotique . Il ne connaisait pas où il était . Il sentait qu’il était dans un lieu totalement différent de la Chine. Dans la rue , il était difficile de voir une femme . Même si une femme qui passait , il ne pouvait pas voir son visage car toutes les femmes portaient de grands voiles . De plus , selon lui , ici les hommes s’habillaient aussi bizarrement . Généralement , ils metaient de grandes robes blanches . Ils avaient la peau tout marron qui rayonait sous les lumières du soleil . En regardant les gens , les bâtiments et les rues YAN a su qu’il allait arriver en Algeirie .

Cette nuit-là , YAN est arrivé dans un petit village et ici il a rencontré un autre garçon . Il s’appelait Mab et il avait le même âge que YAN . Mab lui a dit qu’il était un orphelin aussi donc il a voulu être ensemble avec YAN. Evidemment YAN n’a pas pu refuser un ami qui était dans la même situation malheureuse .

Deux garçons s’étaient mis en route . Grâce à l’aide de Mab , YAN a trouvé son clan aisément . Devant la grande porte du bâtiment où s’habillait sa famille , YAN a exprimé sa reconnaissance à Mab et YAN lui a promis qu’il ne l’oublierait jamais . A ce moment-là , un monsieur âgé est sorti . Il n’est pas difficile de reconnaître que c’ était une personne qui possedait la position hiérarchique assez haute par ses vêtements et sa mine . Contre toute attente , lorsque YAN a voulu se présenter lui-même , Mab a crié en pleurant soudainement qu’il était le garson qu’ils avaient envoyé en Chine . YAN était très étonné par cette situation et il n’a pas su comment expliquer . Particulièrement dans ce cas , ce monsieur a décidé de leur donner une épreuve pour les distinguer . Malheureusement , pour toutes les questions , les deux garçons ont pu offrir les même réponses . YAN croyait qu’il était très bizarre car Mab connaissait tout , même les questions secretes . Enfin , YAN a été emprisonné dans une chambre pour attendre la punition finale . Il était désespéré et il pensait qu’il mourait bientôt .

Néanmoins peut-être Dieu ne l’abandonnait pas encore . A ce moment dangereux , son oncle est retourné en Algerie . Grâce à son arrivée , toutes les confusions s’étaient éclaircies . Avec sa famille , YAN a trouvé le vraie identité de Mab , qui était l’héritier du clan opposé .

Cette fois , YAN et sa famille ont été presque détruit par le clan hostile .  

Vu tous les aspects , son oncle a décidé de rester et de l’aider . En tant que professeur , son oncle était plus sévère . Pourtant par rapport à YAN , comme un débutant , il trouvait qu’il était très difficile de pratiquer la magie même s’il avait un don . Donc pour mieux la manipuler , YAN devait commencer par  le développement de l’endurance . Tous les matins , YAN se levait à 3 heures et puis il courait en entournant une grande montagne avec les haltères de 30kg sur ses jambes . Petit à petit , YAN avait l’habitude de bouger avec ses assessoirs de musculation , c’est pourquoi son professeur lui a demandé d’ajouter le poids . Quand YAN a pu courir avec 100kg , son professeur lui a dit qu’il a pu apprendre la vraie magie . Le lendemain  , YAN est parti vers une forêt avec son professeur . C’ était un endroit mystérieux et dangereux où personne n’osait entrer sans gêne . C’était pourquoi son professeur l’avait choisi . Dans ce contexte YAN se vouait à apprendre sans perturbation . Au fur et à mesure du cycle des saisons , YAN devenait de plus en plus puissant . Un jour , son professeur lui a dit qu’il pouvait terminer ses études à condition qu’il passe une épreuve dont le contenu était de secourir le camarade de son professeur . Ce camarade était emprisonné dans un lieu où il y avait plein de gardiens . YAN a accepté cette mission et il est parti avec son ami , un petit écureuil . Trois jours après , YAN est arrivé . C’était une grande tour constituée en pierre dures . Après avoir étudié la situation , YAN a fait un plan bien médité pour faire face aux ennemis . Quand le soleil s’est couché , YAN a commencé son action . D’abord il a hypnotisé tous les gardiens devant la grande porte . Ensuite il a monté les escaliers où il a rencontré des personnes de plus en plus fortes , toutefois YAN a pu les vaincre à la fin . Enfin YAN est parvenu au sommet de la tour , où il a vu Mab encore une fois . Cette fois Mab ne simulait pas comme avant et il a voulu provoqué YAN en duel . YAN était daccord avec lui , cependant il ne croyait pas entièrement à ce que Mab disait . Donc YAN a parlé en cachette avec son petit écureuil qu’il a voulu l’écureuil libérer ce camarade en profitant de l’occasion …

Le combat était très violent , par conséquent tous les deux garçons étaient blessés . Après avoir fait des derniers efforts , les garçons penchaient leurs têtes sur la terre . Mab a dit en ricanant qu’il était content de toute façon bien qu’il soit mort ici car YAN l’accompagnerait .

Et puis , ils sont tombés en syncope .

Quand YAN s’set réveillé , c’était après deux jours . Il a trouvé qu’il était dans sa chambre et son professeur était à côté . En fait ce jour-la , lorsque YAN s’est battu contre Mab , son professeur était déjà arrivé à la tour pour le soutenir . Afin d’éviter la fourberie de Mab , son professeur a décidé de venir en personne . Tout s’est passé comme prévu .

Maintenant la vie est revenue au calme , donc YAN pouvait continuer à étudier comme un élève normal . Néanmoins , il savait qu’il devait encore être en état d’alerte car la rancune entre Mab et lui ne finirait jamais .    

   

 

    

 

 

 

 

 

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